En réunissant acteurs de l’ESS, autres entreprises, chercheurs, citoyens et collectivités autour de projets communs, les Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) invitent à repenser la manière de construire les réponses aux défis des territoires. Ces dynamiques interrogent, mais aussi renouvellent, l’action publique locale, à condition de leur donner les moyens humains, politiques et financiers d’être à la hauteur de leurs ambitions.
Coopérer pour répondre à la complexité des territoires
Transitions écologiques, souveraineté alimentaire, économie circulaire, revitalisation des centres-bourgs, inclusion, emploi… Les défis auxquels sont confrontés les territoires dépassent aujourd’hui les compétences et les capacités d’action d’un seul acteur. Les collectivités sont ainsi de plus en plus amenées à construire des réponses avec les entreprises, les associations, les acteurs de la recherche et les citoyens. Cette évolution ne relève pas seulement d’une nouvelle méthode de travail ; elle interroge la manière même de concevoir l’action publique.
De ce point de vue, les Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE), comme les tiers-lieux, constituent un terrain d’observation particulièrement fécond. Ces dynamiques relativement récentes (une quinzaine d’années pour les PTCE, une vingtaine d’années pour les tiers-lieux) ont connu un essor et une reconnaissance très rapides. Cependant, ils disposent de moyens de financement fléchés faibles, à l’échelle nationale comme locale, et peinent à être considérés comme de véritables partenaires de l’action publique.
Les collectivités locales ont pourtant un rôle déterminant à jouer dans l’émergence et le développement de ces démarches. Elles ont aussi tout intérêt à s’appuyer sur ces dynamiques territoriales multi-acteurs, qui placent le développement durable du territoire au cœur de leur action et dont l’essor entraîne un renouvellement des politiques publiques.
Comment renforcer la coopération entre collectivités et PTCE ? Dans quelle mesure ces coopérations constituent-elles aussi des espaces où s’expérimentent de nouvelles relations entre collectivités et acteurs du territoire? Autour de l’expérience du PTCE Yaka et de
nombreuses autres illustrations, un atelier des Rencontres nationales a permis d’explorer ces questions.
Les collectivités, des partenaires aux multiples visages
Un PTCE regroupe, sur un territoire donné, des entreprises de l’ESS associées à des entreprises classiques, en lien avec des collectivités locales et des organismes de formation et de recherche, afin de mettre en œuvre une stratégie commune de coopération et de mutualisation au service de projets innovants et porteurs d’un développement local durable (loi ESS, 2014).
Les chiffres disponibles donnent la mesure du lien avec les collectivités des PTCE: neuf projets sur dix entretiennent un lien avec deux à six collectivités, un quart des PTCE ont noué une relation financière avec au moins l’une d’entre elles, et les communes sont présentes dans la moitié des structures.
Compte tenu de leur caractère multidimensionnel, les PTCE concernent tous les niveaux de collectivités, qui peuvent intervenir aux différentes étapes du projet ( gestation, émergence, développement, consolidation) selon les activités développées par les pôles et leurs propres compétences. L’animation territoriale, l’une des fonctions essentielles des PTCE, reste à cet égard difficile à financer dans la durée.
Les régions ont un rôle important pour inscrire le soutien aux PTCE dans leur politique de développement économique. Certaines disposent de dispositifs spécifiques (Pays de la Loire ), tandis que la majorité développe des dispositifs de soutien aux dynamiques collectives faisant référence aux PTCE : AMI Initiatives territoriales en Grand Est, Aide aux coopérations territoriales économiques en Hauts-de-France..). L’inscription des PTCE dans les différents schémas régionaux (schémas régionaux de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), programmes régionaux des fonds structurels européens) peut également faciliter l’engagement des autres niveaux de collectivités.
Les départements interviennent par le biais de leurs politiques sectorielles de solidarité et d’insertion, mais aussi de leurs compétences en matière de solidarité territoriale et d’appui aux territoires. Les intercommunalités sont des partenaires importants, que ce soit au titre de leur politique de développement économique et d’attractivité ou de leurs politiques thématiques selon les compétences des pôles (tourisme, politique de la ville, numérique, gestion des déchets…). Les communes, enfin, sont des partenaires de proximité, précieuses pour la mise en réseau et la mobilisation des élus.
L’engagement d’une collectivité n’est jamais figé. Il évolue au rythme du projet, depuis son émergence jusqu’à sa consolidation, et peut prendre des formes différentes, qui se croisent avec les compétences des collectivités mobilisées. La collectivité peut apporter un soutien ponctuel : elle met à disposition des moyens sans s’impliquer dans le projet — repérage
d’acteurs, mise en relation, conseil, ingénierie technique ou administrative — et reste extérieure à la gouvernance du pôle.
Elle peut ensuite se faire facilitatrice, en donnant accès à des moyens structurants (foncier, locaux, ingénierie..), en jouant le rôle de tiers de confiance vis-à-vis de partenaires, ou en finançant le fonctionnement via une convention pluriannuelle d’objectifs ; le département de l’Oise illustre ce niveau, en soutenant le temps d’animation nécessaire à la constitution de nouveaux réseaux territoriaux et, pour le PTCE historique du Pays de Bray, la fonction d’ingénierie et de compagnonnage.
Elle peut aussi être partenaire économique, en se faisant elle-même utilisatrice des biens et services du pôle, par exemple via des délégations de service public ou des marchés publics, ce qui crée une interdépendance réciproque.
Enfin, certaines collectivités choisissent de participer directement à la gouvernance du PTCE, par exemple lorsqu’il est constitué sous forme de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). Elles ne se contentent plus d’accompagner le projet ; elles prennent part aux orientations stratégiques, tout en partageant la décision avec les autres parties prenantes.
Ces différentes configurations ne dessinent ni une hiérarchie, ni un parcours obligé. Elles traduisent des façons diverses d’exercer la responsabilité publique. Elles conduisent surtout à une interrogation qui a traversé l’ensemble des échanges des Rencontres nationales : comment une collectivité considère-t-elle le PTCE ? Comme un opérateur auquel elle confie une mission ? Comme un partenaire avec lequel elle construit une politique publique? Ou comme un acteur capable de faire émerger, avec d’autres, des solutions inédites au service du territoire ?
La réponse évolue avec les projets, les personnes, les alternances politiques et, surtout, avec la confiance qui se construit au fil des réalisations communes. C’est cette dynamique, davantage que les dispositifs eux-mêmes, qui éclaire la manière dont les PTCE contribuent aujourd’hui à renouveler les coopérations entre collectivités et acteurs du territoire.
Les réflexions issues des Rencontres nationales des PTCE conduisent ainsi à déplacer légèrement le regard. Plus qu’une question de dispositifs ou d’outils, elles posent une question de posture : comment une collectivité peut-elle créer les conditions d’une action collective sans se substituer aux acteurs du territoire ?
Une coopération qui se construit dans le temps
Les échanges des Rencontres nationales ont rappelé une évidence souvent sous-estimée : la coopération ne se décrète pas. Elle se construit dans le temps, au fil des projets, des réussites mais aussi des difficultés rencontrées ensemble. Si les outils juridiques, les financements ou les dispositifs d’accompagnement sont nécessaires, ils ne suffisent pas à faire vivre une coopération territoriale.
Ce qui fait la force d’un PTCE tient d’abord à la qualité des relations qui se tissent entre ses membres. La confiance, la connaissance réciproque, la capacité à partager une vision
commune ou à accepter des intérêts parfois divergents constituent un capital collectif qui ne s’acquiert qu’avec le temps. Les collectivités ont, à cet égard, un rôle particulier. Sans être les seules à impulser la dynamique, elles peuvent créer un environnement favorable à la coopération : en donnant de la visibilité dans la durée, en facilitant les rencontres entre acteurs, en acceptant une part d’expérimentation et en reconnaissant la valeur des démarches collectives.
Cette temporalité explique que les relations entre collectivités et PTCE évoluent au fil des années. Une collectivité qui intervient d’abord comme soutien financier peut progressivement devenir partenaire stratégique. À l’inverse, certaines coopérations peuvent être fragilisées par des changements d’équipes, des alternances politiques ou des difficultés économiques. Rien n’est jamais acquis ; la coopération est un processus vivant, qui demande une attention permanente.
Les témoignages des Rencontres montrent également que les apprentissages sont réciproques. Les PTCE découvrent les contraintes auxquelles sont soumises les collectivités
: compétences juridiques, règles budgétaires, temporalités administratives. Les collectivités, de leur côté, apprennent à composer avec des initiatives issues de la société civile, qui ne répondent pas toujours aux cadres habituels de l’action publique. Cette acculturation mutuelle est sans doute l’un des apports les plus précieux des coopérations territoriales.
YAKA : une trajectoire singulière, des enseignements largement partageables
Le PTCE Yaka, structuré en association depuis 2024, présente une configuration rare : il est né d’une initiative portée en grande partie par des collectivités, et non par des acteurs de l’ESS. Implanté sur le territoire de la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs, il trouve son origine dans une démarche d’écologie industrielle et territoriale lancée en 2020. L’architecture de gouvernance institutionnalise la présence des collectivités sans leur donner le contrôle. L’association compte aujourd’hui cinquante adhérents : six collectivités (quatre communautés de communes et un syndicat de traitement des déchets), vingt-neuf entreprises, neuf structures de l’ESS, des partenaires institutionnels et deux citoyens.
L’engagement des collectivités repose sur un double mécanisme : une contribution financière d’un euro par habitant, plafonnée à 30 000 euros par structure — soit environ 100 000 euros par an sur trois ans —, et la mise à disposition d’un référent coordinateur par intercommunalité, consacrant 20 % de son temps à l’association dans le cadre d’un mécénat de compétences conventionné. Loin d’un simple guichet de subvention, ce montage hybride mobilise des agents choisis pour leur capacité à fédérer des réseaux, et non pour leur seule expertise technique.
Le choix le plus structurant reste pourtant un choix de retrait. Les élus à l’origine du projet ont délibérément évité de s’afficher en porteurs uniques, travaillant « en sous-marin » pour laisser à d’autres élus l’espace de s’approprier l’initiative. Dès le lancement, ils ont par ailleurs annoncé qu’ils ne présideraient pas l’association, confiant cette fonction à une entreprise de l’économie classique. Ce geste a eu un effet rassurant déterminant sur les entreprises invitées à rejoindre la gouvernance, qui n’y ont pas vu une administration déguisée mais un espace de coopération partagé.
Cette confiance ne s’est pas décrétée : elle s’est construite par l’action, projet après projet. La recyclerie associative, montée avec le syndicat de traitement des déchets dans le cadre d’une co-maîtrise d’ouvrage portant sur des investissements significatifs (10 puis 18 millions d’euros), a créé un précédent décisif. Une bourse aux matériaux, issue de la démarche d’écologie industrielle, a démontré aux entreprises la valeur ajoutée d’une ingénierie de coopération. Cette logique de preuve par l’action, plutôt que de stratégie globale élaborée en amont, a structuré l’ensemble du développement de Yaka : des projets choisis collectivement selon une matrice effort-impact, des temps de production tangibles et rapprochés (petits-déjeuners d’idéation, séminaires de sélection, événements fédérateurs) conçus pour éviter l’écueil des réflexions stratégiques interminables qui démobilisent les acteurs non institutionnels.
Cette trajectoire montre également que la coopération n’efface pas les tensions. Les désaccords existent, les contraintes de chacun demeurent, les arbitrages sont parfois complexes. Mais ces difficultés deviennent des occasions d’apprentissage lorsqu’elles sont traitées dans un cadre de confiance et de gouvernance partagé.
Issu d’une histoire et d’un territoire différents, le PTCE Pôle Sud Aquitaine apporte un éclairage complémentaire : en animant le projet alimentaire territorial (PAT), le pôle se voit confier par la collectivité un objet de politique publique structurant sans en perdre la maîtrise d’œuvre. La collectivité crée l’espace et le mandat, le PTCE conduit l’animation. Un pôle peut ainsi devenir l’opérateur légitime d’une politique publique territoriale: alimentation, écologie industrielle, etc.
Ces expériences soulignent qu’un PTCE ne se réduit pas à un collectif de structures. Il constitue un espace où s’élaborent progressivement des manières nouvelles de travailler ensemble.. La collectivité reste garante de l’intérêt général ; les entreprises, associations et autres acteurs du PTCE apportent leur connaissance du terrain, leur capacité d’innovation et leur réactivité. Chacun agit dans son champ de compétence, en acceptant de construire des réponses avec les autres, et en partageant quelques principes: la confiance, le dialogue, la reconnaissance des complémentarités et l’acceptation du temps long comme condition de la coopération.
Faire avec : une autre manière d’exercer l’action publique
Au fil des échanges des Rencontres nationales, une idée s’est imposée : au-delà des projets qu’ils portent, les PTCE interrogent la manière dont les collectivités exercent leurs responsabilités. Ils ne proposent pas une nouvelle compétence ni un nouvel outil d’intervention. Ils invitent plutôt à déplacer le regard, en faisant de la coopération une manière de construire l’action publique.
Cette évolution ne signifie pas que la collectivité renonce à son rôle. Elle demeure garante de l’intérêt général, responsable des politiques publiques et comptable de l’utilisation des deniers publics. Mais elle est amenée à exercer cette responsabilité autrement : en créant les conditions de l’action collective, en facilitant les coopérations, en reconnaissant les capacités d’initiative des acteurs du territoire et en acceptant que certaines réponses soient élaborées avec eux plutôt que pour eux.
Cette évolution est d’autant plus importante que les défis auxquels sont confrontés les territoires appellent des réponses transversales. Les frontières entre développement économique, transition écologique, cohésion sociale, alimentation, culture ou santé sont de plus en plus poreuses. Les PTCE montrent qu’il est possible de construire des réponses qui croisent ces politiques publiques en mobilisant des compétences complémentaires.
Cette manière de « faire avec » suppose également d’accepter une part d’incertitude. Coopérer, c’est renoncer à maîtriser seul l’ensemble du processus. C’est accepter que les solutions se construisent progressivement, au fil des échanges, des expérimentations et parfois des tâtonnements. La coopération ne repose pas sur une répartition figée des responsabilités, mais sur une capacité à les faire évoluer selon les projets. Pour les collectivités comme pour les autres partenaires, cette capacité d’adaptation devient une ressource essentielle face à la complexité des transitions.
Coopérer sans se confondre
Construire des réponses ensemble ne signifie pas pour autant effacer les responsabilités de chacun. Les échanges des Rencontres nationales ont montré que la coopération est d’autant plus solide que les rôles sont clairement identifiés et que chaque partenaire conserve son autonomie.
Pour les collectivités, l’enjeu est de trouver la juste place. Une implication trop distante peut limiter leur capacité à soutenir les dynamiques territoriales ; une présence trop forte risque, à l’inverse, d’affaiblir l’autonomie des acteurs ou de transformer le PTCE en simple opérateur de politiques publiques. La coopération repose précisément sur cet équilibre entre engagement et respect des responsabilités de chacun.
Cette question se pose avec une acuité particulière lorsque les collectivités participent à la gouvernance d’un PTCE, notamment dans le cadre d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Cette présence peut constituer un atout majeur, à condition que les principes de gouvernance partagée soient pleinement respectés et que la diversité des parties prenantes demeure une richesse plutôt qu’une formalité.
Les échanges ont également mis en évidence plusieurs points de vigilance. La coopération demande du temps, alors même que les calendriers politiques et administratifs sont souvent marqués par l’urgence. Elle repose largement sur les personnes, ce qui peut la fragiliser lors des changements d’équipes ou des alternances politiques. Elle suppose enfin de reconnaître la diversité des formes d’expertise présentes sur un territoire, sans réduire les habitants au rôle de bénéficiaires des projets.
Ces tensions ne constituent pas des limites aux coopérations territoriales ; elles en sont la condition même. Elles rappellent que la coopération n’est jamais acquise. Elle se nourrit de débats, d’ajustements, parfois de désaccords, mais aussi de la confiance qui permet de les dépasser.
Loin de rechercher un modèle unique, les PTCE montrent ainsi que la coopération est avant tout un équilibre à construire. C’est cette capacité à articuler autonomie des acteurs, responsabilité publique et projet partagé qui fait aujourd’hui leur singularité et leur intérêt pour les collectivités.
Faire territoire par la coopération
Plus qu’un dispositif, les PTCE sont des laboratoires de coopérationsSelon le beau titre de l’ouvrage de Danièle Demoustier et Xavier Itçaina consacré à l’expérience du Pôle Territorial de Coopération Économique Sud Aquitaine territoriales, où collectivités, entreprises, associations, chercheurs et citoyens expérimentent d’autres manières de répondre aux besoins de leur territoire. Produits d’une histoire, d’un territoire, d’acteurs et d’un contexte particuliers, ces coopérations ne relèvent seulement ni de la seule bonne volonté, ni d’un simple changement de posture. Elle demande du temps, des compétences, une gouvernance adaptée et une capacité à animer dans la durée des collectifs d’acteurs aux intérêts, aux cultures et aux responsabilités différents. Cette fonction d’animation est une condition de réussite des PTCE. Elle constitue un véritable investissement dans la capacité d’un territoire à construire des réponses collectives et ne peut reposer sur des financements précaires ou ponctuels. Reconnaître cette ingénierie de la coopération et lui donner les moyens de se développer est un enjeu majeur pour l’avenir des PTCE comme, plus largement, des coopérations territoriales.
Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, il pourrait être tentant de considérer la coopération comme un moyen de faire mieux avec moins. Les échanges des Rencontres invitent à renverser cette perspective. Si la coopération peut contribuer à mieux mobiliser les ressources existantes, son intérêt réside d’abord dans sa capacité à faire émerger des réponses qu’aucun acteur ne pourrait construire seul. Elle ne remplace pas l’action publique; elle en renouvelle les modalités en articulant responsabilité des collectivités, initiatives citoyennes, innovation économique et engagement associatif.
La coopération ne produit pas seulement des projets ; elle contribue à fabriquer le territoire lui-même. Les PTCE en offrent une illustration particulièrement féconde. Ils invitent les collectivités non pas à renoncer à leur rôle, mais à l’exercer autrement : en créant les conditions de l’action collective, en garantissant l’intérêt général et en reconnaissant que les transitions écologiques, sociales et démocratiques ne pourront être relevées qu’en s’appuyant sur les forces vives des territoires. Faire territoire par la coopération constitue aujourd’hui une voie prometteuse pour renouveler l’action publique locale, à condition de lui donner les moyens humains, politiques et financiers d’être à la hauteur de ses ambitions.
Cet article est publié en Licence Ouverte 2.0 afin d’en favoriser l’essaimage et la mise en discussion.