Projet de recherche

Cahiers de Recherche #2 : Des tiers-lieux « productifs» ? Contours et effets territoriaux

Introduction

Pour le premier numéro des Cahiers de recherche sur les tiers-lieux #1, l’objectif était de contribuer à un état de l’art des travaux académiques portant sur les tiers-lieux pour en dresser un panorama critique. Il s’agissait de rendre compte de la diversité des approches, de donner à voir les controverses et d’encourager les débats nécessaires à l’élaboration d’un savoir collectif sur ces espaces en transformation. Loin d’une approche normative, ces travaux permettent d’appréhender les formes multiples et les évolutions des tiers-lieux, tout en questionnant leur place dans les dynamiques territoriales et économiques.

Ce second numéro des Cahiers de recherche se centrera sur les « tiers-lieux productifs », objet du colloque organisé par le laboratoire PacteLe laboratoire Pacte est une unité mixte de recherche du CNRS, de l’université Grenoble-Alpes et de l’Institut d’études politiques de Grenoble, implantée principalement sur les sites universitaires de Grenoble. le 14 mars 2024 “Les tiers-lieux productifs, révélateurs d’un nouveau modèle économique localhttps://www.pacte-grenoble.fr/fr/actualites/tiers-lieux-productifs-revelateurs-dun-nouveau-modele-economique-local ?”, dont France Tiers-Lieux était partenaire. Ce colloque visait à engager la discussion sur ce sujet émergent et important, à la fois pour la recherche et l’action publique, en croisant regards de chercheurs et de praticiens. Ce deuxième numéro des Cahiers propose ainsi de poursuivre la réflexion sur les tiers-lieux productifs autour d’une question générale : en quoi sont-ils catalyseurs et symptomatiques des transformations – sociales, économiques, écologiques, institutionnelles, etc. – sur les territoires ?

Nous proposons une définition assez large et non excluante des tiers-lieux productifs, à savoir des lieux ou des espaces de sociabilité intentionnelle, connaissant un fort développement depuis une dizaine d’années (Burret, 2017 ; Krauss, Tremblay, 2019 ; Colmellere et al., 2019 ; Richez-Battesti et al., 2022), dédiés à la fabrication manufacturière. Ce sont des espaces ouverts au public qui prennent la forme de fablabs et de makerspaces ou encore d’ateliers artisanaux partagés qui mutualisent des compétences, des équipements et des ressources numériques (Bosqué, 2015). Les initiateurs, animateurs ou encore usagers de ces lieux portent des discours sur l’encapacitation citoyenne et la transition écologique « par le faire » (Gauthier et al., 2022) et participent au développement de formes de production locale (Astier, Labour, 2021 ; Garnier, Capdevilla, 2023). Ces tiers-lieux productifs font l’objet de soutiens croissants de la part des collectivités locales et des politiques nationales comme le programme Manufactures de proximitéProgramme national de 30 millions d’euros pour soutenir 100 tiers-lieux dédiés à la relocalisation de la production 👉 https://francetierslieux.fr/manufactures-proximite/ en 2021.

Les contributions attendues pour ce deuxième Cahiers de Recherche pourront s’inscrire dans l’un ou plusieurs des trois axes suivants :

Axe 1 – L’émergence de l’objet « tiers-lieux productifs »

Dans la littérature scientifique et grise, les tiers-lieux sont parfois identifiés comme des lieux de production « en commun » (Burret, 2013 ; Festa, 2016 ; Boespflug et Lamarche, 2022). Pour Berrebi-Hoffmann et al. (2018), l’émergence de ces tiers-lieux s’inscrit dans un mouvement plus large du do-it-yourself (DIY), du « faites-le vous-même », du collaboratif, de l’économie du partage et d’une remise en cause du capitalisme. En effet, les makerspaces se construisent au début des années 2000 à l’interface entre une tradition critique de la société industrielle, incarnée par le DIY, et l’essor de la micro-informatique et des fablabs Le concept de fablab (ou fabrication laboratories) a été créé par Neil Gershenfeld en 2001 au Center for Bits and Atoms du Medialab du MIT (Boston, États-Unis). Ces lieux mettent à disposition de leurs utilisateurs des machines à commande numérique telles que découpeuses à laser, découpeuses de vinyle, fraiseuses, etc. (Ibid.). Leur objectif premier est de permettre à leurs membres, voire à un public plus large, de créer et d’apprendre à fabriquer des choses à partir d’outils et de machines mises en commun (imprimantes 3D, fraiseuses numériques, découpeuses laser, machines à coudre, etc.). Dans cette même catégorie de lieux s’intègrent les hackerspaces. Ces derniers désignent des lieux de contre-culture technique, inspirés de la pensée du logiciel et du matériel libres, proposant une vision autogestionnaire et anticapitaliste des connaissances (Goldenberg, 2014).

Dans cet axe, il s’agira de questionner, compléter, critiquer notre proposition conceptuelle « du tiers-lieu productif ». En quoi s’inscrivent-ils dans la généalogie des makerspaces et fablabs ? Ou au contraire, en quoi makerspaces et fablabs constituent-ils des tiers-lieux productifs ? Quelles sont les  caractéristiques (sociales, organisationnelles, économiques, etc.) des tiers-lieux productifs ? Quelles formes peut-on distinguer ? En quoi les tiers-lieux productifs se distinguent-ils des autres familles de tiers-lieux ? Réciproquement, en quoi s’apparentent-ils ou non à des définitions du concept de tiers-lieux tels des lieux de sociabilité informelle, ou d’“une configuration spatiale où se produit une rencontre entre des entités individuées qui s’engagent intentionnellement à la conception d’une représentation commune, c’est-à-dire à responsabilité partagée” (Burret, 2017). Présentés comme de potentiels objets transitionnels, les tiers-lieux sont en effet souvent des lieux d’expérimentation, de mutualisation (matérielle ou non), de collaboration, d’innovation ouverte qui peuvent être autant de réponses aux transitions productives. Qu’en est-il en réalité ? Pourquoi les tiers-lieux pourraient-ils jouer un rôle particulier pour soutenir celles-ci ?

Axe 2 – La contribution des tiers-lieux productifs au développement économique territorial

Les tiers-lieux apparaissent également comme de nouveaux acteurs d’un développement économique territorial (cf. Cahiers #1, numéro spécial de la Revue d’Economie Régionale et Urbaine“Tiers-lieux et développement territorial”, coordonné par F. Nadou, G. Baudelle et C. Demazière, 2023/5 Décembre.). Ils génèrent un chiffre d’affaires de près de 882 millions d’euros en 2023 Chiffres issus de l’Observatoire des Tiers-Lieux de France Tiers-Lieux https://observatoire.francetierslieux.fr/donnees/  et hébergent près de 50 000 structures (associations, coopératives, TPE/PME, entreprises locales, start-ups, etc.). De nombreux effets sur les économies territoriales ont été démontrés, dans des territoires plus ou moins denses : revitalisation, intermédiation, résilience, création d’emplois non délocalisables, cohésion, etc. Qu’en est-il plus spécifiquement pour les tiers-lieux productifs ?

Par ailleurs, si fablabs et makerspaces ont été appréhendés comme des lieux de fabrication numérique (Bosqué et al., 2014) pouvant porter une remise en cause de l’ordre industriel (Rumpala, 2014) avec une place importante faite au citoyen/consommateur, l’insertion plus générale des tiers-lieux dans les systèmes économiques locaux, en particulier productifs, a globalement jusqu’ici été peu mise en évidence (Liefooghe, 2018) y compris dans une perspective plus low-tech (Bihouix, 2014). Or, depuis quelques années, la production de biens matériels revient au cœur des débats politiques et médiatiques, en raison des crises traversées (sanitaire, géopolitique, énergétique, etc.) mais également de l’indispensable transformation de nos modes de production vers plus de sobriété et de circularité. Le maintien voire le retour des fonctions productives dans les villes ou des espaces plus ruraux appellent à un changement  des formes et processus de production et d’innovation, voire une reconnexion entre consommation et production à laquelle les tiers-lieux pourraient contribuer (Talandier, 2016).

Au-delà des discours, comment les tiers-lieux productifs contribuent-ils au développement économique territorial, tout en proposant un modèle alternatif de création de valeur territoriale ? Dans cet axe, il s’agira de questionner les interactions des tiers-lieux avec les entreprises locales, les transformations des structures résidentes des tiers-lieux, en particulier autour des pratiques écologiques et de l’économie circulaire. Plus largement, quels sont les effets de ces dynamiques sur les acteurs économiques locaux ? Alors que l’intermédiation territoriale est perçue comme un levier potentiel de développement territorial, (Nadou et Talandier, 2020) quel est le potentiel des tiers-lieux productifs en la matière ? Entre privé et public, entre citoyens et entreprises, entre innovation sociale et technologique, entre secteurs d’activités, entre économie sociale et solidaire et économie plus « classique » ?

Axe 3 – Les tiers-lieux productifs et l’action publique

Émanant initialement majoritairement de collectifs de citoyens ou d’initiatives privées, les tiers-lieux font l’objet d’un engouement croissant de la part des pouvoirs publics en France, de l’État aux collectivités territoriales, puisqu’ils paraissent pouvoir répondre aux mutations sociétales et à leurs déclinaisons territoriales. Aux mesures de soutien nationales, en particulier de la labellisation Manufactures de proximitéhttps://agence-cohesion-territoires.gouv.fr/manufactures-de-proximite-644 , s’ajoutent aussi des programmes territoriaux partout en France, à l’instar de la récente politique de soutien du département de l’Isère ou celle de la Région Nouvelle Aquitaine. Dans un contexte où les enjeux socio-environnementaux mais aussi énergétiques s’amplifient, ces lieux d’expérimentation sont porteurs de promesses pour relever les défis qui se posent aux territoires notamment ceux de la transition socio-écologique. Ces lieux, dont les activités d’intérêt général sont souvent soutenus par des subventions ou des partenariats publics-privés (49% du chiffre d’affaires des tiers-lieux provient de subventions publiques d’après les chiffres du recensement des tiers-lieux en 2023https://observatoire.francetierslieux.fr/donnees/ ), expérimentent de nouvelles modalités de coopérations public-privé-citoyen. Par exemple, certaines collectivités territoriales jouent un rôle actif dans le démarrage de l’activité (portage public de la préfiguration du projet ou encore mise à disposition d’un local), voire deviennent sociétaires de tiers-lieux productifs sous statut SCIC. Tiers-lieux et collectivité(s) peuvent également être parties prenantes  de projets de développement local comme les pôles territoriaux de coopération économique (à l’instar de la ferme de l’Abbatiale avec le PTCE NOLA en Loire-Atlantique). Ce sujet fait d’ailleurs l’objet de travaux de recherche récents sur les tiers-lieux comme laboratoires de l’innovation publique, ou interrogeant les nouvelles relations entre la société civile et les acteurs qu’ils impliquent (Besson, 2021 ; Liefooghe, 2023).

Ainsi, dans cet axe, il s’agira de questionner d’une part, les formes de recomposition de l’action publique économique à l’œuvre autour des tiers-lieux productifs et d’autre part, les transformations plus générales que ces relations engagent sur le rôle de l’Etat et des collectivités dans l’économie territoriale, notamment la redéfinition des rôles du politique dans les régulations et coopérations territoriales (Itçaina, 2023). Quels regards portent les acteurs institutionnels sur les tiers-lieux productifs ? Dans quelle(s) mesure(s) les tiers-lieux productifs réinterrogent-ils leur modes de faire et d’agir ? Quels rôles peuvent-ils jouer pour favoriser leur insertion dans les systèmes productifs locaux ? Quelles sont les conséquences des coopérations entre acteurs publics et tiers-lieux productifs sur les systèmes productifs locaux ? À l’inverse, comment les tiers-lieux travaillent-ils avec le « millefeuille » territorial ? Enfin, des contributions pourront porter sur les manières dont l’État soutient ces initiatives dans un objectif de développement économique territorial, ainsi que des comparaisons entre ces politiques et d’autres programmes de développement économique ou d’aménagement du territoire (tels que Territoires d’industries, Clusters, pôles de compétitivité, dynamisation du commerce et de l’artisanat de proximité, Petites villes de demain, Villages d’Avenir, etc.).

Modalités de contribution

Le résumé de votre article doit inclure le sujet de votre article, l’état de l’art dans lequel il s’inscrit, la problématique, la méthodologie utilisée ainsi que les principaux résultats que vous souhaitez analyser et discuter dans votre article (2000 à 4000 signes espaces compris maximum).

Il devra être accompagné :

  • De la bibliographie (norme APA) ;
  • D’une brève note biographique sur chaque auteur (précisez le premier auteur de l’article) (200 signes maximum espaces compris) – statut, affiliation, formation et sélection de publications ;
  • De l’axe ou des axes dans le(s)quel(s) votre proposition s’inscrit.

Les propositions de contribution doivent être transmises sous format word par mail à : observatoire@francetierslieux.fr 

Date limite de soumission des résumés : 12 mai 2025

Date de notification d’acceptation ou de refus des propositions : fin mai 2025

Date de réception de la 1ère version des articles : fin juillet 2025

Retours des évaluations anonymes : octobre 2025

Réception de la version définitive des articles décembre 2025

Publication du Cahiers de Recherche : janvier 2026

Les articles attendus ne pourront pas dépasser 40 000 signes espaces compris, bibliographie, notes et première page incluses.

Comité d’orientation et scientifique

France Tiers-Lieux représenté par Rémy Seillier, directeur général adjoint de France-Tiers-Lieux et Cécile Gauthier, chargée de mission Recherche à l’Observatoire des Tiers-Lieux, France Tiers-Lieux, Docteure en géographie et chercheuse associée au Ladyss Paris 1 Panthéon – Sorbonne

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche représenté par Isabelle Turmaine, sous-directrice Territoires, Société et Savoirs

L’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires, représenté par Alice Canabate, Chargé de mission au sein du Programme Nouveaux Lieux, Nouveaux Liens

Association Nationale des Tiers-Lieux, représentée par

Le Réseau Français des Fablabs, des communautés et des Espaces du Faire représenté par Amélie Tehel, déléguée générale du RFFLabs

Isabelle Berrebi-Hoffmann, Sociologue et Directrice de Recherche au CNRS (CNAM) au Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Économique (LISE)

Nicolas Chochoy, Docteur en sciences économiques, directeur de l’Institut Godin et chercheur titulaire au CRIISEA,

Marjolaine Gros-Balthazard, Maîtresse de Conférences en aménagement de l’espace et urbanisme  à l’Université Grenoble-Alpes, Laboratoire Pacte

Xabier Itçaina, Directeur de recherche en sciences politiques (CNRS) au Centre Émile Durkheim à Sciences Po Bordeaux

Romain Pasquier, Directeur de recherche au CNRS, Laboratoire Arènes – Chaire « Territoires et mutations de l’action publique », Sciences-Po Rennes / Direction de la recherche

Nadine Richez-Battesti, Maîtresse de conférences en sciences économiques (Aix-Marseille Université) au laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (LEST)

Sébastien Shulz, Enseignant-chercheur en sociologie, titulaire d’une chaire sur l’innovation frugale à l’Institut National des Sciences Appliquée (INSA) à Rennes

Magali Talandier, Professeure en aménagement de l’espace et urbanisme à l’Université Grenoble-Alpes, laboratoire Pacte.

Comité d’orientation et scientifique

France Tiers-Lieux représenté par Rémy Seillier, directeur général adjoint de France-Tiers-Lieux et Cécile Gauthier, chargée de mission Recherche à l’Observatoire des Tiers-Lieux, France Tiers-Lieux, Docteure en géographie et chercheuse associée au Ladyss Paris 1 Panthéon – Sorbonne

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche représenté par Isabelle Turmaine, sous-directrice Territoires, Société et Savoirs

L’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires, représenté par Alice Canabate, Chargé de mission au sein du Programme Nouveaux Lieux, Nouveaux Liens

Association Nationale des Tiers-Lieux, représentée par

Le Réseau Français des Fablabs, des communautés et des Espaces du Faire représenté par Amélie Tehel, déléguée générale du RFFLabs

Isabelle Berrebi-Hoffmann, Sociologue et Directrice de Recherche au CNRS (CNAM) au Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Économique (LISE)

Nicolas Chochoy, Docteur en sciences économiques, directeur de l’Institut Godin et chercheur titulaire au CRIISEA,

Marjolaine Gros-Balthazard, Maîtresse de Conférences en aménagement de l’espace et urbanisme  à l’Université Grenoble-Alpes, Laboratoire Pacte

Xabier Itçaina, Directeur de recherche en sciences politiques (CNRS) au Centre Émile Durkheim à Sciences Po Bordeaux

Romain Pasquier, Directeur de recherche au CNRS, Laboratoire Arènes – Chaire « Territoires et mutations de l’action publique », Sciences-Po Rennes / Direction de la recherche

Nadine Richez-Battesti, Maîtresse de conférences en sciences économiques (Aix-Marseille Université) au laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (LEST)

Sébastien Shulz, Enseignant-chercheur en sociologie, titulaire d’une chaire sur l’innovation frugale à l’Institut National des Sciences Appliquée (INSA) à Rennes

Magali Talandier, Professeure en aménagement de l’espace et urbanisme à l’Université Grenoble-Alpes, laboratoire Pacte.

Bibliographie

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Berrebi-Hoffmann, I., Bureau, M.-C., & Lallement, M. (2018). Makers : Enquête sur les laboratoires du changement social. Éditions du Seuil.

Besson, R. (2017). Rôle et limites des tiers-lieux dans la fabrique des villes contemporaines. Territoire en mouvement Revue de géographie et aménagement. Territory in movement Journal of geography and planning, 34, Article 34. https://doi.org/10.4000/tem.4184

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Oldenburg, R. (1989). The great good place : Cafés, coffee shops, community centers, beauty parlors, general stores, bars, hangouts, and how they get you through the day. Paragon House.

Richez-Battesti, N., Maisonnasse, J. et Besson, R. (2024) . Le tiers-lieu comme trajectoire territorialisée d’innovation sociale : le cas d’un territoire rural. Revue d’Économie Régionale & Urbaine, Avril(2), 257-278 https://doi.org/10.3917/reru.242.0257

Rumpala, Y. (2014). « Fab labs », « makerspaces » : Entre innovation et émancipation ? RECMA, 334(4), 85-97. https://doi.org/10.7202/1027278ar

Talandier, M. (2016). Mutation des systèmes territoriaux : Vers un modèle résidential productif [Habilitation à diriger des recherches – Volume 2]. Université Grenoble Alpes.

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