Appel à communication

Fabuleux fabulistes : du projet utopique aux projets pratiques

Appel à communication avant le 27 février pour un Colloque sur les Fablabs qui se tiendra les 26-27 septembre à Bordeaux.

Appel à résumés avant le 27 février 2024

Résumé

C’est sur la base du projet ANR SAPS FabLab More que le colloque « Connaissances et informations en action », dans sa quatrième édition, propose de réunir chercheurs et acteurs des FabLabs, mais également d’autres types de tiers-lieux, porteurs des mêmes valeurs liées aux communs de la connaissance et du numérique, à la science et aux technologies ouvertes, à l’artisanat numérique, et qui s’appuient sur des dispositifs sociotechniques articulés à des projets mobilisant des technologies numériques dans une perspective d’intelligence collaborative. Le colloque engage en particulier les responsabilités environnementales, sociétales et sociales à l’origine des usages des espaces et des technologies. Il est centré sur les communautés de pratique de proximité et de distance, la chaîne d’acteurs de la médiation et d’intermédiation, à partir de territoires de fabrication robustes et identifiés. La titre évoque les “fabulistes” en référence à tous les acteurs de ces espaces, quel que soit leur statut (y compris les “usagers”, stagiaires, apprenants de passage), la durée de leur séjour et les modalités de leurs activités dans les FabLabs, voire dans d’autres espaces du même type. Le colloque impliquera des chercheurs en sciences humaines et sociales, en sciences du numérique et de l’ingénierie, ainsi que des acteurs de la médiation scientifique, numérique, documentaire ou technique.

Argumentaire de l’Appel

La perception de l’espace public a évolué ces dernières années vers une revendication diffuse d’un droit universel d’accès à l’information, aux savoirs et aux compétences nécessaires au développement économique, social et citoyen, ainsi qu’à la participation la plus large possible de tous aux débats publics, notamment autour des sciences, des techniques et du numérique, tout au long de la vie, par des modalités variées, pas seulement académiques. Ce phénomène social est diffus dans le monde, y compris dans des pays où les systèmes éducatifs en voie de (re)construction n’ont pas encore fermement établi un enseignement de base universel, comme de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. On peut considérer ces revendications comme participant de la logique des « communs de la connaissance », d’« empowerment » des citoyens (Maury, Hedjerassi, 2020) et de quête de justice cognitive (Piron et al., 2016), avec l’affichage d’une volonté sociale et collective forte. Dans cette logique, on assiste à la structuration progressive et variée d’une culture numérique reposant sur l’usage de machines, de techniques, de langages, de l’algorithmie, et plus généralement de l’information, à partir des trois dimensions que sont les façons de penser, les objets, et les interactions sociales à l’intérieur des réseaux numériques à l’échelle du monde. Ce mouvement passe notamment par l’acquisition de compétences renouvelées, avec la capacité à construire des objets dans une démarche créative, collaborative et à l’aide de techniques et d’outils (numériques mais pas seulement) mis à disposition du public et partagés dans des espaces ouverts, plus récemment à distance (sous l’effet de la Covid-19 par exemple).

La philosophie des FabLabs répond à cette préoccupation collective d’un accès démocratisé aux équipements, contribuant ainsi à la co-construction de connaissances et de compétences par le “faire”. Le concept de fablab est inventé par Neil Gershenfeld, professeur en physique au MIT, à la fin des années 1990. Il crée la notion en ajoutant aux makerspaces déjà existants une charte particulière Ce terme est devenu générique et décrit souvent des makerspaces qui n’adhèrent pas à la Fabacademy, ni officiellement, ni par la charte. Les makerspaces eux-mêmes sont des hackerspaces qui se sont équipés de machines de fabrication et ont souvent gardé une éthique héritée des hackers. Ce terme de « hacker » apparaît en 1984 dans un ouvrage de Steven Levy. L’auteur y décrit les usages atypiques des technologies et notamment de l’informatique par les membres du club de modélisme ferroviaire du MIT (Tech Model Railroad Club). À la fin des années 1950, ils détournent déjà les système téléphoniques quand arrivent les premiers ordinateurs dans l’université. Ils en modifient les usages initialement prévus pour faire de la musique, des jeux vidéos, ou des calculs. Leurs pratiques relèvent de plusieurs disciplines : les arts, l’informatique, l’ingénierie ou les sciences, mais avec des particularités. Ils n’hésitent pas à braver les interdits pour utiliser les machines et surtout ils partagent leur code, contrairement aux usages. Steven Levy, pour décrire les particularités de ce groupe, propose une charte éthique. Plus récemment, Michel Lallement, sociologue du travail, analyse les tiers lieux du « faire » sous l’angle de leur rapport au travail et les décrit comme centrés sur le désir d’apprendre et de créer dans la fabrication comme dans le « vivre ensemble » et majoritairement opposés au contrôle. Le travail qui s’y mène, dans des collectifs à géométrie variable, ne porte pas seulement sur les aspects matériels de la fabrication d’objets, mais aussi sur la démarche co-créative (production avec les pairs, idéation, itération, prototypage, partage), ainsi que sur les développements informatiques nécessaires pour faire fonctionner les outils ou avancer les projets, par exemple autour de la robotique, sur les dimensions sociales de la création et sur des systèmes d’entraide entre les acteurs.

Avec la multiplication des tiers-lieux et le développement d’une large réflexion sur le lien entre espaces et apprentissages (Maury, Kovacs, Condette, 2018), ces dernières années ont vu se développer l’offre de projets et programmes en direction des publics scolaires, des jeunes publics en marge ou en rupture de cursus d’étude, ou encore des publics de quartiers éloignés de l’offre culturelle traditionnelle. Les FabLabs tendent à devenir des plateformes facilitatrices de la transmission de la culture scientifique et technique grâce notamment à un décloisonnement des pratiques d’apprentissage conventionnelles à travers trois éléments fondamentaux :

  • le changement de la relation sachant/apprenant,
  • l’apprentissage par le faire et par l’erreur,
  • enfin, le “Faire ensemble” permettant de construire progressivement une communauté d’intérêts, de pratiques et de valeurs partagées.

Ainsi, progressivement, est apparue la nécessité d’imaginer des dispositifs et des actions de médiation et d’intermédiation pour permettre le rapprochement entre les projets et les réalités de l’action, entre science et société, en passant par des pratiques d’information, de documentation et de communication partagées, et surtout pérenniser, dans une perspective de partage, les apprentissages, au-delà du seul moment de la conception et de la réalisation d’un objet fabriqué ou d’un dispositif. Le projet FabLab-More vise à accompagner le développement des FabLabs dans des logiques d’ouverture sociale plus que d’innovation technologique experte, et à poursuivre et approfondir les investigations entamées autour des tiers-lieux comme espaces participatifs de construction et de diffusion des savoirs. Les FabLabs et les activités sont analysés en considérant les dimensions cognitives, sociales et interculturelles en jeu.

C’est sur la base de ce projet que le colloque « Connaissances et informations en action », dans sa quatrième édition, et autour du projet ANR SAPS FabLabMore, propose de réunir chercheurs et acteurs des FabLabs, mais également d’autres types de tiers-lieux, porteurs des mêmes valeurs liées aux communs de la connaissance et du numérique, à la science et aux technologies ouvertes, à l’artisanat numérique, et qui s’appuient sur des dispositifs sociotechniques articulés à des projets mobilisant des technologies numériques dans une perspective d’intelligence collaborative. Le colloque engage en particulier les responsabilités environnementales, sociétales et sociales à l’origine des usages des espaces et des technologies. Il est centré sur les communautés de pratique de proximité et de distance, la chaîne d’acteurs de la médiation et d’intermédiation, à partir de territoires de fabrication robustes et identifiés. Le titre évoque les “fabulistes” en référence à tous les acteurs de ces espaces, quel que soit leur statut (y compris les “usagers”, stagiaires, apprenants de passage), quelles que soient la durée de leur séjour et les modalités de leurs activités dans les FabLabs, voire dans d’autres espaces du même type.

Le colloque impliquera des chercheurs en sciences humaines et sociales, en sciences du numérique et de l’ingénierie, associés à des acteurs de la médiation scientifique, documentaire et technique.

Le programme s’articule autour de cinq thématiques :

1) Les dimensions politiques et sociales des espaces du faire

Les FabLabs et autres tiers-lieux à vocation d’ouverture sociale sont situés dans des communautés à plus ou moins grande échelle (du quartier à la métropole en passant par le village). On peut les entendre comme des emplacements “mettant à la disposition d’individus des ressources techniques et des machines de qualité professionnelle dans un réseau de sociabilité gouverné par les principes de libre partage des savoirs” (Burret 2017). Selon leur genèse, variable en fonction des contextes académiques, politiques et économiques, ils ont en commun d’être des espaces du faire ouverts sur la cité ou la communauté locale, créant un espace public d’un genre particulier, mobilisant les individus et les collectifs autour de technologies et de savoir-faire, éventuellement autour de formes de résistance, notamment avec les mouvements hacker (Lallement, 2015). Leur champ d’action dépasse cependant l’usage d’outils, car on peut voir se structurer autour d’espaces valorisés des politiques publiques proactives visant à favoriser la communication sociale, dans les cités métropolitaines ou dans les villages par exemple. Quelles dynamiques sont en jeu ? Quelles valeurs affichées dans les discours ? Peut-on considérer les FabLabs comme des espaces publics suscitant un engagement possible autour de questions sociales et environnementales ? Quelles utopies sont projetées sur ces espaces ? Voit-on éventuellement des phénomènes de récupération, de détournement ? Ces espaces ne cachent-ils pas des détournements des lieux alternatifs de contestation vers des tiers-lieux de convention ?

2) Méthodes et éthique autour de l’analyse scientifique des espaces du faire

Les projets de recherche autour des tiers-lieux et des FabLabs se sont multipliés ces dernières années, avec des colorations scientifiques très hétérogènes, allant des problématiques ingénieriques et gestionnaires, informatiques, technologiques ou politiques. Dans les domaines des sciences humaines et sociales, et en particulier des sciences de l’information et de la communication, ces espaces retiennent l’attention pour la spécificité des modes d’information et de communication qui s’y déploient, ainsi que pour les apprentissages qui peuvent s’y ancrer. Mais ces dimensions, du point de vue de la recherche, relèvent d’approches complexes et de démarches qualitatives, le plus souvent de type ethnographique au départ, visant à observer et capter la connaissance et la fabrique du sens en construction autour de démarches de fabrication outillées. Il s’agit alors de véritables laboratoires méthodologiques pour la recherche, qui appellent une réflexion sur les modes de captation des activités, éventuellement appuyés par les traces informatiques, graphiques et scripturales, l’analyse de toutes les traces d’activités, la mobilisation de méthodes visuelles non intrusives, respectueuses des publics observés. Quelles questions méthodologiques, voire épistémologiques se posent-elles aux chercheurs dans les FabLabs et plus généralement dans les espaces, pour capter la connaissance en action ? Quelle implication de leur travail dans l’activité des acteurs du FabLab ? Des formes de collaboration dans la recherche sont-elles possibles ? Penser la frugalité en science comme elle est pensée dans les tiers lieux, peut-il conduire à développer des méthodes participatives qui diminuent le risque d’extractivisme des savoirs ( Henry, Saint-Martin et Diminescu 2023) ?

3) Documentation des espaces du faire

Le projet FabLab More est centré sur la question de la communication interne et organisationnelle autour des activités et des projets des FabLabs. Dans les espaces du faire se pose en particulier la question de la documentation, qui structure les activités, permet aux acteurs de stabiliser leurs connaissances en s’appuyant sur un objectif d’archivage (garder en mémoire), de communication et de gestion des connaissances (transmettre son savoir-faire et son expérience). Si “Documenter les réalisations et, surtout, laisser ces informations en libre diffusion permet en outre de créer une forme de communs, avec des connaissances ou des expériences qui pourront ensuite être reprises par d’autres” (Rumpala 2014), les modalités de construction et de gestion des systèmes d’information et de communication dans les FabLabs sont très hétérogènes. Dans le fonctionnement quotidien, la question se pose de l’outillage documentaire (Akter et al., 2021) : dans quelle mesure les outils proposés, utilisés et parfois co-construits peuvent-ils permettre les “transactions coopératives” (Zacklad, 2020) nécessaires ? Peut-on imaginer les carnets d’activités, notebooks, moyens de captation et de transformation des traces dans l’activité documentaire et informatique ? Quel rapport aux normes et aux formats, aux dimensions socio-sémio-cognitives peut-on considérer ? Quels modes de narration mobiliser pour transformer les activités en connaissance ? Les savoirs hétérogènes qui circulent (Adell 2011) peuvent-ils d’ailleurs tous faire l’objet d’une formalisation ?

4) Emergence de nouveaux rapports aux savoirs entre les générations et acteurs

Les dimensions sociales des FabLabs sont essentielles, et les espaces du faire constituent des écosystèmes complexes dans lesquels se structurent des positionnements des acteurs, tous fabulistes, mais dans des rapports de savoir et de pouvoir ou de refus du pouvoir qu’il est essentiel d’identifier. Ces rapports concernent les managers et les médiateurs vis-à-vis du public (si tant est que les usagers des FabLabs sont considérés comme constituant un “public”), mais aussi les usagers des FabLabs entre eux, de différentes générations, milieux sociaux, expertises, expériences, avec des projets personnels ou collectifs, des représentations et des rapports aux savoirs spécifiques. Peut-on qualifier ces rapports, trouver dans l’écosystème des FabLabs des modes de relations spécifiques et généralisables ? Les FabLabs peuvent-ils être considérés comme des leviers éventuels de savoirs scolaires (Gourlet, 2018) ? Peuvent-ils être considérés par l’École comme des hétérotopies positives, des espaces-temps d’apprentissage à formaliser (Nal 2015) ? Les exemples des FabLabs en Afrique francophone ouvrent la voie vers la création de communs (Leyronas et al., 2018) pour la formation d’”artisans numériques” et plus largement pour le développement d’une culture numérique partagée à partir des besoins de la communauté (NKoudou, 2020). En Amérique du Sud également, des dynamiques de “décentralisation de l’innovation” (Gil, 2022) se mettent en place à l’échelle des communautés locales.

5) Formes, diversité des espaces émergents et place dans la cité

Les FabLabs ont leur place dans la cité ou dans des collectifs à géométries variables en fonction des contextes et des politiques territoriales (Ferchaud 2018). Espaces du faire, ils sont aussi des lieux au sens anthropologique d’espaces de relations sociales, voire des écoumènes à considérer dans leur relation à l’environnement géographique, naturel et habité. Les jardins et potagers collectifs ou partagés, les ateliers de réparation ou de recyclerie, les cafés participatifs, les occupations de friches par des collectifs d’artistes, voire les zones à défendre relèvent d’un même phénomène de recherche d’espaces de communication, d’engagement, de revendication, de partage émergents. Peut-on alors caractériser des modes de “lieuté” ou de spatialité communs à ces espaces ? Cette caractérisation passe-t-elle par les modalités de la création ou de la production ? Par la démarche (design participatif…) ? Par la communication ? S’agit-il d’“hétérotopies” ou “contre-espaces”, lieux d’émancipation ?

Lien vers l’appel à contributions

Des résumés de 3000 signes espaces compris + bibliographie sont attendus avant le 27/02. Deux types de propositions sont possibles : communications scientifiques et témoignages réflexifs sur des retours d’expériences. Le résumé fera apparaître a minima la problématique, le cadre théorique si pertinent, la méthodologie, le(s) terrain(s), les résultats si pertinent.

Les communications (20 minutes) se feront en ateliers, en présence et sessions uniques.

Une session de posters est possible (résumé de 200 mots).

Le colloque fera l’objet de la publication d’actes en ligne et d’un ouvrage à partir d’une sélection de textes définitifs.

Références

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